Espace(s) de démocratie

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Création collective

Conception Agnès Bourgeois 
en collaboration dramaturgique avec 
Bertrand Ogilvie - Didier Payen - Martine Colcomb

et les acteurs Christophe Givois - Muranyi Kovacs - 
Sébastien Lalanne - Guillaume Laîné - Nolwenn Le Du - 
Faustine Tournan

Prologue par Bertrand Ogilvie  
" Ce à quoi vous allez participer ce soir est, se veut une expérience théâtrale et politique un peu 
particulière, difficile à cerner et qui n’est pas pressée  de se définir elle-même.
Il s’agit d’une improvisation collective autour de questions de l’espace, des espaces et de la 
démocratie, de la démocratie comme transformation de l’espace politique. Cette improvisation a 
commencé il y a deux ou trois ans, elle se continuera peut-être longtemps encore, vous n’en verrez 
donc qu’un épisode limité de deux fois 50 mn environ. 5137378167_ea3b6aab0d_b Dans le premier moment (mouvement) les 
comédiens proposent, construisent une série d’images, de configurations 
gestuelles et textuelles à leur gré puis, de manière insensible un second 
moment ou mouvement s’amorce sous la forme d’une conversation générale entre 
eux, entre eux et vous, entre vous, d’un échange de paroles suscitées par ce 
qui aura été vu  ou pas vu, de formes ou d’absences de formes que vous aurez 
remarquées.
L’un des points de départ de notre travail consiste à s’écarter d’une 
réflexion sur la démocratie comme objet soi-disant bien connu, simple, objet aujourd’hui d’un 
consensus, bon objet positif, qui privilégierait une discussion d’idées, pour s’intéresser à ce 
qui peut se dire à son propos en terme de gestualité et de textualité.
Il s’agit donc de la démocratie en tant qu’elle s’incarne  dans des corps et dans des textes qui 
traversent, habitent et font agir ceux qu’elle concerne. : les citoyens, et donc aussi les acteurs.
La démocratie comme projet textuel qui saisit les corps.5137840294_4734d0369d_b
Le travail parcourt (explore) systématiquement la métaphore du rôle, rôle social, public ou privé, 
politique ou intime, rôle théâtral, rôle psychique. Nous sommes à la recherche comme le dit Hegel 
d’un je qui serait un nous et d’un nous qui serait un je, d’un je que nous sommes et d’un nous que 
je suis. 
Il va sans dire que ce carnet de croquis ou d’esquisses que nous vous proposons est plus sensible 
aux difficultés ou aux impasses de cette recherche qu’à ses fragiles réussites. Selon le mot de 
l’un d’entre nous qui n’est pas là ce soir, ce processus se déroule quelque part entre vanité et 
utopie, vanité des formes picturales comme des tentatives inabouties, utopie comme exercice des 
la pensée et non comme idéal inaccessible.
Cette genèse de formes et d’images procède surtout par soustraction : c’est un moment de théâtre 
dont ont été retranchés les signes extérieurs de la théâtralité : narration, personnages, décor, 
déroulement linéaire. Reste le système nerveux du théâtral : une énergie pure qui circule et 
interpelle chacun comme sujet. Les identités se dissolvent, s’échangent, se reconstruisent 
indéfiniment.
Les spectateurs, les regardeurs peuvent se déplacer, intervenir dans cet espace à leur gré. "
Production Terrain de Jeu avec l’aide à la production de la DRAC Île de France / 
Résidence de création à La Métive (Creuse) et au Théâtre du Fil de l’eau à Pantin 
entre 2008 et 2010 /
Représentation au Théâtre de Fil de l’eau en mai 2010 / 
Anis Gras le lieu de l’autre - octobre novembre 2010

Crédit photos: David Schaffer

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